Avec l’Après-midi, le texte de Mallarmé s’obnubile. Sur un fond toujours scrupuleusement prosodique, des courants d’idées circulent, tels que des veines dans une agate, ou des taches sur un marbre ; mais que d’interruptions et de disparitions, qui font penser à cette « clarté qui vient par surprise », dans certain vers d’Hugo.

Des nymphes, plus que lascives, ce semble, lasses

« De la langueur goûtée à ce mal d’être deux » ;

un faune musicien, aux modulations harmonieuses et abstruses. En voici les plus claires :

« Je t’adore, courroux des Vierges, ô délice

Farouche du sacré fardeau nu qui se glisse

Pour fuir ma lèvre en feu buvant, comme un éclair

Tressaille ! La frayeur secrète de la chair :

Des pieds de l’inhumaine au cœur de la timide… »

Sans omettre ce tableau curieusement pittoresque :