« Le lys naît blanc, comme odeur
Simplement je le préfère
A ce bon raccommodeur. »
Quant à la Marchande d’herbes aromatiques, elle n’est autre qu’une jeune débitante de cette lavande destinée à parfumer des endroits secrets ; mais le poète lui conseille plutôt de la piquer dans sa chevelure pour
« Que le brin salubre y sente
…
Ou conduise vers l’époux
Les prémices de tes poux. »
Il est intéressant de placer en regard de ce bizarre filon la très gracieuse veine de madrigal qui fut une grâce de notre auteur.
Le suivant sonnet, souvent cité, en est le type accompli. Il en existe deux versions ; je citerai la première ; outre qu’elle est plus à mon goût, elle plaira mieux aussi à ceux que je désire renseigner. Mallarmé polissait et repolissait, resserrant sans cesse sa pensée, on sait avec quelle insistance, et sans toujours améliorer ainsi qu’il advint, notamment, à Ronsard.