Délicieusement toi, Chéry, que je songe

A quelque baume rare, émané par mensonge

Sur aucun bouquetier de cristal obscurci.

Le sais-tu, oui ! pour moi voici des ans, voici

Toujours que ton sourire éblouissant prolonge

La même rose avec son bel été qui plonge

Dans autrefois, et puis dans le futur aussi.

Mon cœur qui, dans les nuits, parfois cherche à s’entendre

Ou de quel dernier mot t’appeler le plus tendre

S’exalte en celui rien que chuchoté de sœur.