Ceux qui sous mes pieds nus m’ont jeté leurs cailloux,

N’ont-ils pas leurs ennuis, leurs jaloux, leurs alarmes,

Leurs pleurs, pour expier ce qu’ils m’ont fait de larmes?

Quoi donc! aux durs sentiers qu’on a tous à courir

Seigneur, ne faut-il pas mourir et voir mourir?

N’est-ce pas au tombeau que cheminent leurs peines,

Leurs enfants, leurs amours qui rachètent leurs haines?

Oh! qui peut se venger? oh! par notre abandon[37]

Seigneur, par votre croix dont j’ai suivi la trace,

Par ceux qui m’ont laissé la voix pour crier grâce,