Entre les cailloux bleus que mouillent le grand puits.

De sa fraîcheur lointaine il lave encor mon âme

Du présent qui me brûle il étanche la flamme,

Ce puits large et dormeur au cristal enfermé

Où ma mère baignait son enfant bien-aimé.

Lorsqu’elle berçait l’air avec sa voix rêveuse

Qu’elle était calme et blanche, et paisible le soir

Désaltérant le pauvre assis, comme on croit voir

Aux ruisseaux de la bible une fraîche laveuse!

Elle avait des accents d’harmonieux amour