[363] L'Etat de la France pour 1669 indique comme trésorier général des maison et finances de Monsieur, duc d'Orléans, aux gages de 4,800 livres par an, M. Joachim Seiglière, sieur de Boisfranc. Sa fille, Marie-Magdeleine-Louise de Seiglière de Boisfranc, née en 1664, épousa, le 15 juin 1690, Bernard-François Potier, duc de Gèvres, et mourut le 3 avril 1702.—Madame de Caylus, dans ses Souvenirs, assure que M. de Roquelaure avoit pensé à l'épouser elle-même. (Edit. Michaud, Paris, Didier, p. 494.)

[364] La succession du duc du Lude devoit en effet revenir à Roquelaure, puisque le duc n'avoit eu d'enfants ni de sa première femme, Eléonore de Bouillé, ni de la seconde, Marguerite-Louise de Béthune, veuve du comte de Guiche.

[365] Dans les éclaircissements dont il a fait suivre le second volume de ses Mémoires sur madame de Sévigné, M. Walckenaër a donné, sur l'usage qu'on avoit de visiter les jeunes mariés le lendemain de leurs noces, une longue et très curieuse note, à laquelle nous renvoyons le lecteur. (Voy. son ouvrage, t. 2, p. 390-392.)

[366] Charles-Maurice Le Tellier, archevêque et duc de Reims, maître de la chapelle de musique du Roi, intermédiaire de Sa Majesté vis-à-vis des gens de lettres et des artistes depuis la mort de Colbert, étoit frère du marquis de Louvois. Né en 1642, il mourut le 22 février 1710. (Voy., dans cette collection, les notes de M. Ed. Fournier sur un pamphlet, le Cochon mitré, qui attaque le galant archevêque.—Variétés historiques, t. 6, p. 209.)

[367] On prétend que ce nom de petits-maîtres commença à s'établir en France lorsque le duc de Mazarin, fils du maréchal de La Meilleraie, fut reçu grand-maître de l'artillerie en survivance de son père: on appela petits-maîtres les jeunes seigneurs de son âge. On donna ensuite ce nom aux jeunes gens qui prétendoient briller plus que les autres; et Saint-Evremont nous montre déjà cette qualification tombée dans le discrédit parce qu'on l'appliquoit à la bourgeoisie.

[368] «M. De Termes étoit de la même maison que M. de Montespan et n'avoit de noble que de la naissance et de la valeur. Il étoit pauvre, et si bas qu'il fit l'impossible pour être premier valet de chambre du Roi.» (Saint-Simon, Comment. sur le Journal de Dangeau, t. 1, p. 81.)—M. de Montespan ne tenoit à l'illustre maison de Saint-Lary, d'où le duc de Bellegarde et son frère le marquis de Termes, que par les femmes. La sœur du duc de Bellegarde avoit en effet épousé le bisaïeul du marquis de Montespan, dont la femme fut aimée de Louis XIV, et l'aïeul du marquis épousa aussi une Saint-Lary.

[369] Louise Marie Foucault, fille du maréchal de ce nom, étoit veuve, depuis le 2 déc. 1672, de Michel II de Castelnau, fils lui-même d'un maréchal de France. La marquise avoit aimé, paroît-il, le duc de Longueville, qui se moquoit d'elle. Quand il mourut, madame de Castelnau apprit vite les vrais sentiments du duc, et, le 8 juillet 1672, madame de Sévigné écrivoit: «La Castelnau est consolée.»

[370] Nombre de gentilshommes en province se mêloient de fabriquer de la monnoie: on a vu que le père de madame de Maintenon avoit été accusé de ce crime. Les Grands jours d'Auvergne, par Fléchier, donnent des renseignements curieux sur ce sujet.

[371] Voy. la note [368] ci-dessus, p. [465].

[372] Louis Robert, président en la Cour des Comptes depuis 1679. Il avoit été d'abord intendant en Flandres.