[392] Voy. ci-dessus, p. [440], note [356].

[393] Voy. t. 2, p. 429.

[394] Le duc d'Aumont, sa femme, son fils et l'archevêque de Reims se trouvent face à face dans ce curieux passage de Dangeau: «M. de Villequier obtint de M. le duc d'Aumont, son père, la permission de le voir, et on le présenta ensuite à la duchesse d'Aumont, sa belle-mère. Il avoit été raccommodé quelques jours auparavant avec son oncle l'archevêque de Reims, et ce fut lui qui le présenta à M. et madame d'Aumont.»—En rapportant et rapprochant toutes ces circonstances, Dangeau donne une singulière portée à ces lignes qui paroissent d'abord si inoffensives.

[395] Le prince de Turenne, dont madame de Sévigné disoit: «Comment vous fait ce nom?» et: «C'est pour dégrader ce nom que je ne dis pas monsieur de Turenne tout court.» (Lett. du 21 déc. 1689 et du 8 janv. 1690.)—Le prince de Turenne étoit fils du duc de Bouillon et de Marie Anne Mancini. Marié, le 21 fév. 1691, avec Anne Geneviève de Lévis-Ventadour, fille du duc de Ventadour et de sa femme, trop connue par ce pamphlet, le prince de Turenne mourut, le 5 août 1692, des suites d'une blessure reçue à Steinkerque.—Voy. ci-dessus, p. [194].

[396] Godefroy-Maurice de La Tour, duc de Bouillon, neveu du grand Turenne.

[397] De tous les grands officiers de la maison du Roi, le grand chambellan est celui qui approchoit le plus de S. M.—Dans les lits de justice, le grand chambellan avoit sa place aux pieds du Roi, sur un carreau de velours violet, semé de fleurs de lys d'or; aux audiences des ambassadeurs, il avoit sa place derrière le fauteuil du Roi, entre le premier gentilhomme de la chambre et le maître de la garde-robe; le jour du sacre, il recevoit des mains de l'abbé de Saint-Denis les bottines du Roi et les lui chaussoit; il lui vêtoit la dalmatique bleue et le manteau royal. «Quand le roy s'habille, il luy donne sa chemise, et ne cède cet honneur qu'aux enfants de France et au premier prince du sang. Lorsque le Roy déjeune ou qu'il mange dans sa chambre, c'est à luy ou aux premiers gentilshommes de la chambre à qui il appartient de le servir et luy donner la serviette. Le garçon de la chambre ou le porte-chaise porte aussi au sermon un siége de la chambre du Roi pour le grand chambellan.» (Etat de la France.)

[398] Ce fait, rapporté par Dangeau, est confirmé par Saint-Simon.—Dangeau: «Jeudi 30 nov. 1684... Après le petit coucher, le Roi appela M. de Turenne et lui fit une forte réprimande sur ce qu'il le servoit peu respectueusement.»—Saint-Simon: «M. de Turenne, fils aîné de M. de Bouillon et grand chambellan en survivance, profita mal de cette correction et se fit enfin exiler. Un matin, en donnant la chemise au Roi, il ne se donna pas la peine d'ôter des gants à frange, de laquelle il donna par le nez au Roi fort rudement, qui le trouva aussi mauvais qu'il est possible de le croire.»—Journal de Dangeau, t. I, p. 75.

[399] Son père étoit le duc de Bouillon; Turenne étoit l'oncle de celui-ci, grand-oncle par conséquent du jeune prince.

[400] Henri de Lorraine, comte de Briosne, fils de Louis de Lorraine, comte d'Armagnac, et de Catherine de Neufville, fille du maréchal de Villeroi, né le 15 nov. 1661, grand écuyer en survivance depuis le 25 fév. 1677.

[401] Louis de Lorraine, comte d'Armagnac, gouverneur de la province d'Anjou et des châteaux d'Angers et des Ponts-de-Cé, étoit né en 1641. De son mariage avec mademoiselle de Villeroy il eut neuf enfants, une fille, entre autres, mariée au duc de Cadaval, Portugais, et une autre mariée au duc de Valentinois.