[185] Voy. ci-dessus, t. II, p. 431.
[186] Voy. ci-dessus, t. II, p. 436.
[187] La Vienne étoit barbier-étuviste. On ne prenoit pas seulement des bains chez lui, comme chez ses autres confrères moins connus, on y logeoit (voy. Furetière, Dict., vo Baigneur), etc. L'on y recevoit tous les soins de toilette: La Vienne rasoit, frisoit, parfumoit, coiffoit; il partageoit, comme baigneur, la réputation de Prud'homme; comme coiffeur, celle de Champagne. (Voy. madame de Sévigné, Lettre du 4 avril 1671.) La Vienne avoit un emploi à la cour. Il étoit un des huit barbiers du Roi, servant par quartier, aux gages de six cents livres; il faisoit son service dans le trimestre d'avril. Au-dessus de lui étoit un barbier ordinaire aux gages de 800 livres: c'étoit Prud'homme.
[188] Sur le comte de Saint-Paul, voy. II, 197, 402, 403.
[189] Le ballet de Psyché, paroles de Benserade, fut dansé par le Roi en 1656. Une autre pièce de Psyché, paroles de Quinault, de Molière et de Corneille, fut jouée aux Tuileries, dans la salle des machines, pendant le carnaval de 1670.
[190] Claude Petit, condamné au feu par le Parlement, à cause de couplets impies qu'il avoit publiés, fut brûlé en Grève. (Voy. Mémoires de Jean Rou, publiés par la Société de l'histoire du protestantisme françois, t. 2.)
[191] Camille d'Hostun, duc de Haston, marquis de La Beaune, comte, et, en janvier 1703, maréchal de Tallard, étoit fils de Roger d'Hostun, comte de Tallard, et de Catherine de Bonne. Né en 1652, le comte de Tallard avoit à peine dix-sept ou dix-huit ans à l'époque qui nous occupe. Nous le retrouverons dans La France devenue italienne.
[192] Le cimetière Saint-Jean étoit situé au bout de la rue de la Verrerie, dans le quartier Sainte-Avoie. Malgré son nom, qu'il conservoit toujours, le cimetière Saint-Jean étoit devenu un marché dès l'année 1391, et il étoit entouré de nombreux cabarets. (Voy. l'Histoire des hôtelleries et cabarets, par M. Ed. Fournier, et les Variétés historiques et littéraires de la Bibliothèque elzevirienne publiées par lui, passim.)
[193] Le marquisat de Sablé étoit alors passé de la maison de Laval à la maison de Servien. Abel Servien, oncle de M. de Lionne, dont il est parlé ici, étoit marquis de Sablé. C'est de son fils qu'il est ici question. Celui-ci, né en 1644, mourut sans alliance en 1710; il fut, après son père, sénéchal d'Anjou.
[194] Jacques Rouxel de Grancey, maréchal de France, gouverneur de Thionville, né en 1602, étoit fils de Pierre de Grancey et d'une fille du maréchal de Fervaques. Marié une première fois à Catherine de Mouchy, sœur du maréchal d'Hocquincourt, il épousa en secondes noces Charlotte de Mornay, fille de P. de Villarceaux. Il ne laissa pas moins de dix-neuf enfants, dont sept du premier lit, douze du second. Le maréchal de Grancey mourut le 20 novembre 1680.