[246] Lors des conférences de Bayonne, le duc d'Albe disait, dans une dépêche adressée au roi son maître: «Quant à M. de Montpensier, je lui donnai l'assurance des sentimens affectueux qui unissent depuis si longtemps Vostre Majesté à sa famille et à lui en particulier, à raison de la ligne de conduite qu'il n'avoit cessé de suivre, ainsi qu'il convenoit à un gentilhomme de son rang et à un véritable chrestien. Enchanté de cette ouverture, il se jetta dans mes bras avec affection, m'assurant que lui et tous les gens de bien du royaume n'avoient d'espoir qu'en Vostre Majesté; que lui, en particulier, se feroit mettre en pièces pour elle, et que, si on lui ouvroit le cœur, on y trouverait gravé le nom de Philippe; le tout, avec une telle expression de physionomie, qu'il étoit facile de voir qu'il n'y avoit chez lui ni feinte, ni arrière-pensée.» (Papiers d'État de Granville, t. IX, p. 284 à 292.)
[247] Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.182, fo 47.
[248] Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo 38.
[249] A la négociation dont il s'agit ici se rattache la lettre suivante du duc de Montpensier au prince dauphin: «Mon fils, j'ay veu les deux transactions qui ont esté passées, tant soubz mon nom que soubz le vostre, pour le regard du dot de vostre sœur, la princesse d'Orange, et des renonciations à vostre prouffit, requises pour vous rendre paisible de ma succession et de celles de feu vostre mère et de vostre sœur de Nevers, lesquelles j'ay trouvées conformes aux articles et conditions que j'avais faict dresser à ceste fin; qui est cause que j'ay bien volontiers ratiffié celle qui me concerne, comme il est besoing que vous faciez la vostre; et toutefois suis d'advis qu'elles ne soient envoyées à vostre sœur jusques à ce que son mary et elle les aient aussi ratiffiées, et, les envoyant à Me André, il délivrera lesdites et non aultrement au plus tost.—Ce 25 juin 1581. Loys de Bourbon.» (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo 36.)
[250] «Le roi de Navarre, qui s'était entremis de l'accommodement de la princesse d'Orange, voyant que le duc, son père, n'effectuoit point la parole qu'il lui avoit donnée, de la recevoir en sa grâce et de ratifier son mariage, l'en sollicita pour la seconde fois; et, après quelques entrevues à Champigny, ce bon duc fit paroistre qu'il n'estoit pas inflexible aux larmes de sa fille ni aux prières d'un prince dont l'amitié ne lui étoit pas moins chère que celle de ses propres enfans.» (Coustureau, Vie du duc de Montpensier, p. 254, 255.)
[251] Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.352, fo 7.
[252] Lettre du 3 avril 1581 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.210, fo 69).
[253] Lettre du 24 avril 1581 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3,415, fo 76).
[254] Lettre du 19 mai 1581 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3,415, fo 40).
[255] Lettre du 24 mai 1581 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3,415, fo 69).