[284] Voir, sur les circonstances qui déterminèrent Jauréguy à commettre son crime, le no 19 de l'Appendice.

[285] «J'étois lors à Anvers, dit Mornay, et M. le prince d'Orange m'avoit, au sortir du presche, voulu retenir à diner. Les gardes avoient voulu chasser ce misérable de la salle, et il (le prince) les en avoit tancés, disant que c'étoit quelque bourgeois qui vouloit voir. Il passoit de la salle en sa chambre, et s'étoit arrêté à montrer la tapisserie à M. de Laval, par dessus l'épaule duquel fut tiré le coup. J'y accourus aussitôt, et vis le meurtrier, le corps enveloppé de pentacles et toiles conjurées de Notre-Dame-d'Oviédo. M. le prince d'Orange ayant repris ses esprits, me dit ces mots: Je pensois que la maison fût tombée sur moi. Il eut un grand soin de faire savoir qu'il n'y avoit rien du fait de Monsieur (le duc d'Anjou), lequel, avec les siens, n'étoit pas sans peur. Mais on y envoya une forte garde, pour empêcher l'abord du peuple, et fut, en moins d'un quart d'heure, donné un tel ordre par toute la ville, qu'il n'y avoit ni bruit, ni murmure. Le meurtrier avoit quelque envie de réserver son coup au soir, au festin de Monsieur. Si cela fût arrivé là, on n'eût jamais pu croire que ce n'eût été de son fait, et premier que la vérité eût été connue, tout eût été en combustion et carnage.» (Note de D.-Mornay sur l'Hist. univ. de de Thou, t. VI, p. 180.)

[286] «The perturbation that followed within the prince's house was so great and dolorous as scarce can be expressed. The poor princess, overcome with vehement passion, did swoon continually; the children confounded with tears and cries troubled all the place, and the rest of the friends and family present were utterly perplexed.» (Herle to lord Burghley. Corresp. of Leicester, London 1844, ap. Groen van Prinsterer, 1re série, suppl. p. 220.)

[287] La publication intitulée Brief recueil de l'assassinat commis sur la personne du très illustre prince d'Orange (Anvers 1582) contient le texte de ces prières et de ces vœux, dont voici le début: «Jesu Christo nuestro señor, y la virgen sancta Maria, nuestra señora, sean en mi ayuda en esta resolucion hecha para su sanctissimo servicio!!» Un tel début donne une idée suffisante de tout ce dont il est suivi.

[288] «Catherine de Nassau, femme du comte de Schwartzburg, sœur du prince, ne l'abandonna point, et lui rendit tous les services dont elle était capable.» (De Thou, Hist. univ. t. VI, p. 183.—Lapize, Histoire des princes et de la principauté d'Orange, p. 524.—P. c. Hoofts Nederlansche historien, in-fo, Amsterdam, 1677, p. 816.)

[289] Note de D.-Mornay sur l'Hist. univ. de de Thou, t. VI, p. 183.

[290] Mornay, loc. cit.]

[291] Documens historiques concernant les troubles des Pays-Bas, 1577-1584, par Kervyn de Volkaersbeeks et J. Diegerick, Gand, 1850, t. II, p. 336.—Des lettres semblables à celle qui est ici reproduite, furent adressées aux provinces et aux villes de l'Union.

[292] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VIII, p. 80.

[293] Breif recueil de l'assassinat commis sur la personne de très illustre prince, monseigneur le prince d'Orange, par Jean Jauréguy, Espaignol, à Anvers, br. in-4o, 1582, imp. de Ch. Plantin.