[314] Lettre du 28 mai 1582 (Bibl. nat., mss. Ve Colbert, vol. 29, fo 727).

[315] «En ce mois de septembre 1582, messire Loys de Bourbon, duc de Montpensier, mourut, en sa maison de Champigny.» (J. de P. de L'Estoile, nouvelle édit., t. II, p. 69).—De L'Estoile dit encore dans son journal (t. II. p. 69).—«En ce moys de may 1582 mourut, à Anvers, dame Charlotte de Bourbon, fort regrettée pour ses vertus et, entre autres, pour la charité miséricordieuse qu'elle exerçoit à l'endroit de toutes sortes de personnes affligées et oppressées.»]

[316] Archives de M. le duc de La Trémoille.

[317] Une lettre, qu'à la même époque, Louise-Julienne de Nassau reçut de la duchesse de Montpensier, était ainsi conçue: «Ma fille, je n'ay peu qu'avec beaucoup de regret entendre les nouvelles du désceds de feu madame la princesse, vostre mère, tant pour la grande perte que je sçay que vous et mes petites-filles, vos sœurs, ont faicte en cela, que pour l'amytié que, je sçay, elle me faisait ce bien de me porter; vous suppliant, ma fille, de m'aymer aussy, et croire que je prendray bien grand plaisir de m'emploïer pour vous servir toutes, en ce que j'en auray de moïens, et vous tenir, au reste, aux bonnes grâces de monsieur vostre grand-père; ce que je feray tousjours de pareille affection et bonne volonté que, pour fin de lettre, je supplie Nostre Seigneur, vous donner, ma fille, en bonne santé, longue et heureuse vye.—De Champigny, ce 9e jour de juin 1582.—Vostre plus affectionnée grand-mère, Caterine de Lorraine.» (Archives de M. le duc de La Trémoille.)

[318] Était-ce aimer en père, que tyranniser la conscience de Charlotte?

[319] Assertion formellement démentie par les doléances et les supplications réitérées de Charlotte.

[320] C'est précisément ce que, maintes fois, Charlotte fit entendre.

[321] Outrage révoltant, qui jamais n'eût dû sortir de la bouche d'un père.

[322] Nouvel outrage et allégation d'un fait faux; car Charlotte, d'accord avec sa sœur la duchesse de Bouillon, et avec la reine de Navarre, favorables à sa sortie de Jouarre, et en ayant prudemment assuré les suites immédiates, avait été accompagnée jusqu'à Heydelberg par un homme honorable, François Daverly, seigneur de Minay, dont l'électeur palatin, Frédéric III, apprécia si bien le caractère et la rectitude de procédés que, plus tard, il se fit représenter par lui dans une imposante solennité qui concernait personnellement la jeune princesse; solennité dont il sera parlé plus tard.

[323] Le duc se laisse entraîner ici à une imposture; car c'était par son ordre même et par celui de la duchesse qu'un simulacre de serment et de vœu avait été extorqué à leur fille le 17 mars 1559.