»Au sieur de Tontorft et à sa fame, douze cents florins contant, et deux cents livres de rente, leur vie durant, en considération des bons services que j'ai resceus d'eux, et mesme sadite fame qui m'a servie avec tel soing et fidélité, l'espace de vingt ans, que j'ay grande occasion de m'en contenter, quy me faict supplier très humblement mondit seigneur le prince d'y avoir esgard et retenir ledit Tontorft à son service, avec le trestement de quatre cents florins par an, qu'il luy plaist luy donner à ceste heure, et se souvenir de luy faire passer lettres de deux cents florins par an, qu'il luy a pleu luy promettre, sa vie durant. Je désire qu'il luy plaise retenir sa fame près de nos enfans, avec le trestement ordinaire que je luy donne.

»Je lesse aussy au sieur de Minay trois cents livres de rente, sa vie durant, oultre douze cents livres, pour ungue fois, que je luy ay déjà ordonné, en recognoissance du service quy m'a faict, m'aiant accompagné de France en Allemaigne et secourue, trois ans, à Heydelberg, pour m'assister en mes affaires; quy me faict supplier très humblement monsieur le prince, mon mari, de luy lesser sa vie durant, la conduite des terres de Montfort, Cuisseaux et Beaurepere, assises en la Duché de Bourgogne, avec quelque honorable traictement.

»A mademoiselle de la Montaine, je luy lesse quatre cents florins et cent livres de rente, sa vie durant, suppliant monseigneur le prince de la lesser aussi aussi auprès de nos enfans avec son trestement ordinaire.

»A mademoiselle de Secretan, je luy lesse deux cents florins.

»A Marie de Sainte-Aldegonde, à Heurne et à Berlau, à chacune je lesse trois cents florins.

»A Cécile, ma fame de chambre, deux cents florins.

»A Jaqueline, ma fille de chambre, deux cent florins.

»A ma sage-fame, deux cents florins.

»A la nourrice, oultre ses gages, soixante florins.

»Aux cinq servantes de mes enfans, à chacune vingt florins.