[134] Marie-Thérèse avait dit avec raison: «L'Empereur ne se remariera pas.»
[135] Augustin-Gabriel de Franquetot, comte de Coigny, frère du duc, chevalier d'honneur de Madame Elisabeth. Propriétaire de la belle terre et du château de Mareuil-en-Brie, dont les jardins avaient été dessinés par lui dans un goût tout nouveau. De son mariage avec Josèphe de Boissy, morte en 1775, il avait eu une fille unique, Aimée de Coigny, duchesse de Fleury, «la jeune Captive» de Chénier, dont M. Etienne Lamy vient de publier les Mémoires avec une longue et très intéressante étude bibliographique.
[136] Le comte Guignard de Saint-Priest resta à Constantinople jusqu'en 1783. Il y rédigea un projet de descente en Egypte, qui, dit-on, ne fut pas inutile au Directoire et à Bonaparte. Il fut en suite ambassadeur en Hollande; ministre de l'Intérieur après la prise de la Bastille, et dans les journées d'octobre, il conseilla à Louis XVI de repousser la force par la force. Il émigra en 1790 et fut chargé de missions auprès des cours étrangères. M. de Bombelles le retrouvera en Russie en 1791. Rentré en France seulement en 1818, M. de Saint-Priest mourut en 1821.
[137] Il faisait partie de la «coterie». Ayant épousé une veuve riche, Mme de Valbelle, il se piqua d'ambition. Ami intime du comte de Vaudreuil et poussé par la duchesse de Polignac, il finit par obtenir l'ambassade de Londres en 1781.
[138] Voir les Esterhazy à la cour de Marie-Antoinette (Fantômes et Silhouettes, Emile-Paul, 1903).
[139] Il avait épousé en premières noces Mlle de Logny, en secondes, une hollandaise, la baronne de Wrierzen d'Hoffel qui, on l'a vu plus haut, avait laissé sa fortune au baron de Breteuil. Sur ses folies de jeunesse et sa prodigalité, voir les Mémoires de la baronne d'Oberkirch (t. I, chap. X), qui contiennent, de plus d'ailleurs, plusieurs erreurs, dont l'une, en note, sur la famille de Bombelles.
[140] On disait dans le public que la comtesse Diane s'éloignait pour accoucher. De sa liaison avec le marquis d'Autichamp elle eut en effet un fils connu pendant l'émigration sous le nom de marquis de Villerot. On se rappelle que la comtesse Diane avait été imposée par le clan Polignac, comme dame d'honneur de Madame Elisabeth. Le choix était détestable, la comtesse Diane ayant fort mauvaise réputation et n'étant pas sympathique à la jeune princesse.
[141] Le comte d'Angiviller (Flahaut de la Billarderie), surintendant des Bâtiments, successeur du marquis de Marigny.
[142] Mme Binet de Marchais, fille de La Borde, valet de chambre du Roi, avait été une des actrices du théâtre de Mme de Pompadour. Personne ne comprenait pourquoi, très fanée et presque vieille, elle épousait M. d'Angiviller, avec qui elle vivait depuis près de vingt ans. Dans une lettre du 17 septembre, M. de Bombelles dira: «Le mariage de M. d'Angiviller me paraît bien ridicule. Est-ce un moyen honnête qu'il a trouvé de rompre avec Mme de Marchais?»—Sur Mme de Marchais qui vécut à Versailles pendant la Révolution et échappa à la persécution, grâce à des opinions jacobines avancées et au buste de Marat qui trônait dans son salon, cf., pour la première partie de sa vie: A. Jullien, la Comédie à la Cour;—Laujon, Spectacles des Petits Cabinets, Souvenirs de Papillon de la Ferté;—de Nicolas Moreau, Mémoires de Mme du Hausset;—du duc de Luynes; pour la seconde: Souvenirs de Mme Necker, Mémoires de Suard;—Intermédiaire des chercheurs, années 1897 et 1898.
[143] Mme de Lastic devint dame pour accompagner deux ans après.