[144] Dame de Mesdames de France, mère du séduisant Louis de Narbonne, diplomate et général.
[145] La santé de la Reine avait été excellente pendant tout l'été. «Ma santé est parfaite, écrivait-elle en mars à la princesse Louise de Hesse-Darmstadt, je grossis beaucoup. Votre sorcellerie est bien aimable de me promettre un garçon. J'y ai beaucoup de foi, et je n'en doute nullement.»—Le public espérait un garçon, et le nommait le Consolateur. (Lettres de M. de Kageneck au baron Alstromer.)
[146] Les couches de la Reine étaient proches et faisaient l'objet de toutes les conversations de la Cour. «L'importance dont il est pour la Reine d'avoir un Dauphin, écrit le chevalier de l'Isle au comte de Riocour, s'accroît encore par une nouveauté qui nous surprend tous, je veux dire la grossesse de Madame; elle en a tous les symptômes... Or, jugez quel désagrément ce serait pour la Reine si les deux belles-sœurs donnaient avant elle des héritiers! Espérons que, dans six semaines au plus, elle sera à l'abri d'un si cruel dégoût.» (Lettres inédites, archives de M. le comte de Riocour.) Inutile d'ajouter que la prétendue grossesse de Madame n'eut pas de suites.
[147] Madame Clotilde, sœur de Louis XVI, depuis reine de Sardaigne.
[148] Récit du comte de Stedingk, dans Gustave III et la Cour de France, t. I.
[149] Le 22 octobre, à trois heures de l'après-midi, Monseigneur le Dauphin fut baptisé par le prince Louis de Rohan, cardinal de Guéménée, grand-aumônier de France... et tenu sur les fonds de baptême par Monsieur, au nom de l'Empereur, et par Madame Elisabeth de France, au nom de Madame la princesse de Piémont. Relation... etc. (Supplément à la Gazette de France, du vendredi 26 octobre 1781.)
[150] Madame apprit de façon piquante cette nouvelle si importante pour elle. Elle courait chez la Reine «au grand galop» lorsqu'elle rencontra le comte de Stedingk, qui ne pouvait contenir sa joie: «Un Dauphin, Madame, lui cria-t-il étourdiment, quel bonheur!» La princesse ne répondit pas; en apparence, elle eut le bon goût de manifester la plus grande satisfaction. Le comte d'Artois, lui, laissa échapper un mot de dépit. Le jeune duc d'Angoulême était allé voir le Dauphin.—«Mon Dieu, papa, qu'il est petit, mon cousin!—Un jour, mon fils, vous le trouverez assez grand!» (Mémoires de Mme Campan.)
[151] Née Caumont la Force, celle qui devint la favorite in partibus du comte de Provence. Elle était dame du palais de la comtesse.
[152] Voir les Mémoires de Weber, Mémoires secrets, etc., t. XVIII. Supplément à la Gazette de France, et, pour l'ensemble, Histoire de Marie-Antoinette par M. Max. de la Rocheterie, ouvrage consciencieux et renseigné auquel tous ceux écrivant sur cette époque ont soin de faire de larges emprunts, tout en oubliant de le citer.
[153] Inédite.