[109] Aff. Étrang. Venise, 248.
[110] Le comte d'Artois à Venise, et la police vénitienne (1760-1791). Rapports au secrétaire de l'Inquisition d'Etat commentés par M. Léon G. Pélissier, Revue d'Histoire diplomatique, 1901, no 4. Ces documents sont de premier ordre et éclairent bien des points obscurs de cette époque de l'émigration. Le commentaire de M. Pélissier est ingénieusement tracé, mais l'auteur tourne un peu court à la fin, les rapports d'espions s'arrêtant net. Il eût été intéressant de suivre le comte d'Artois en son dernier séjour à Venise. C'est ce que nous faisons nous-même plus loin. Voir aussi le dossier diplomatique de Bombelles (Aff. étrangères, Venise, 248 et 249).
[111] Le prince visitait les monuments, admirait les théâtres qu'il ne fréquentait que peu, du reste; réfugié à Venise plus ou moins par haine de la monarchie constitutionnelle, il se déclarait naturellement enthousiasmé par la constitution vénitienne. En dehors de la coterie Polignac, il fréquentait peu de monde, faisait peu de visites, excepté à l'Ambassadrice de l'Empire, Mme de Breunner. Quant aux visites d'un autre monde, il s'en abstint, soit par égard pour Mme de Polastron qui voyageait avec lui, soit pour s'en référer aux observations de Bombelles.
[112] M. Léon Pélissier, op. cit.
[113] Voir la Correspondance publiée par M. L. Pingaud.
[114] Voir la Correspondance publiée par M. L. Pingaud.
[115] Le baron de Talleyrand, à Naples, donna sa démission.
[116] Papiers Gramont-Polignac. Arch. de M. le duc de Lesparre.
[117] Sur le départ et le voyage de Mesdames, voir Drames de l'Histoire, Hachette, 1905.
[118] La journée du 28 février, dite Journée des Poignards, où les gentilshommes accourus au secours de la famille royale qu'une émeute semblait menacer, furent insultés et désarmés par la garde nationale. «Etourdis et répresseurs, tout le monde a eu tort», écrit Madame Elisabeth.