[172] Barante, Correspondance de Louis XVIII et de Saint-Priest, Préface, p. 98.

[173] Voir dans la Dernière des Condé, par le marquis Pierre de Ségur, le chapitre consacré à Marie-Catherine de Brignole.

[174] Le Congrès armé faisait partie du plan de la Reine. Sans parler de la Constitution, les puissances auraient invoqué les droits lésés des princes allemands, la garantie des traités passés avec la France et compromis par le changement de régime. Elles auraient, au besoin, appuyé leurs revendications par la présence à la frontière de têtes d'armées, capables à la fois d'en imposer «à la partie la plus enragée des factieux» «et de donner aux plus raisonnables le moyen de faire le bien». Voir le Comte de Fersen et la Cour de France, t. I;—Louis XVI, Marie-Antoinette, Madame Elisabeth, t. II;—Cf. aussi dans le Cardinal de Bernis depuis son ministère, les lettres de Calonne à Bernis. Calonne y exhalait naturellement son mécontentement et sa colère contre Breteuil.

[175] Feuillet de Conches, Correspondance, p. 351, s'imagine à tort qu'il s'agit de Clément Venceslas, archevêque-électeur de Trèves. Mme de Bombelles ne le connaissait pas et n'avait pas à parler de lui. Il s'agit du prince-abbé de Saint-Gall.

[176] M. de Bombelles à M. de Raigecourt, 4 octobre.

[177] Elle fut en effet rédigée par du Tertre, mais écrite de la main du Roi. Droz, Hist. de Louis XVI, t. III;—Correspondance diplomatique du baron de Staël.

[178] On se rappelle que le baron de Bombelles, envoyé des princes, avait obtenu un premier subside. A cette époque, le baron de Bombelles est déjà de retour, et, de Berlin, il est allé en Suisse voir son frère. Le comte Valentin d'Esterhazy venait d'être chargé d'une mission des princes pour Catherine II. Il était arrivé le 14 septembre à Saint-Pétersbourg.

[179] Élisabeth-Pauline de Gand de Mérode, guillotinée le 16 février 1794; elle avait épousé Léon Félicité, duc de Lauraguais, devenu duc de Brancas à la mort de son père. Une de ses filles avait épousé, en 1773, le duc d'Arenberg.

[180] Un projet d'évasion avait été formé et la date, fixée, semble-t-il, au 27 du mois d'après Fersen; mais on l'abandonna vite. Il y en eut d'autres: l'un proposé par l'Anglais Crawfurd à la fin de 1791, l'autre en février 1792 par Fersen. Dès le mois de janvier, le bruit d'une fuite royale courait dans Paris. Voir le Journal de Gouverneur-Morris, les Papiers Fersen, janvier et février 1792, et Coblentz, par M. E. Daudet, pièces justificatives. Il y eut enfin en juillet 1792, divers projets élaborés: l'un par la Fayette qui se figurait jouir encore d'une certaine influence; il se sentit impuissant à faire partir le Roi: l'autre dont Mme de Staël était l'âme. Les réunions avaient lieu chez le comte de Montmorin, rue Plumet. Madame Elisabeth, qui avait été en relations avec les principaux constitutionnels, engagea son frère à tenter un effort près des Jacobins. Voir les Mémoires de Malouet, t. II, et de la duchesse de Tourzel, t. II.

[181] Les Monarchiens, on le sait, étaient les royalistes modérés, ceux qu'on appela plus tard les Feuillants. Sur le système politique des Monarchiens, on peut voir les Mémoires de l'un d'eux, Mallet du Pan.