[267] C'est à tort que Gœthe lui donne l'épithète d'âgé. Bombelles avait alors cinquante-quatre ans.
[268] Une lettre suivante de Mme de Raigecourt la dit réfugiée rue de Sèvres, saine et sauve.
[269] Saiffert, Beitrage zur ubschäftlichen Arztneilehre. Paris, 1804, Ire partie, p. 169.
[270] Dès le lendemain de Valmy, Brunswick avait entamé des négociations avec Dumouriez, et dès le 30, la retraite des Prussiens avait commencé. Il faut se rappeler que le duc de Brunswick faisait mollement la guerre à la France, qu'en janvier 1792, Philippe de Custine avait été chargé d'une mission particulière auprès du duc de Brunswick. Il ne s'agissait pas seulement, comme l'a écrit Adolphe de Custine, de décider le duc de Brunswick à refuser le commandement de l'armée, coalisée contre la France, mais d'offrir au généralissime de prendre le commandement de l'armée française. Si invraisemblable que paraisse le plan, l'idée en fut étudiée.
Le duc de Brunswick était très populaire en France: Mirabeau l'avait peint comme un nouvel Alcibiade, les Girondins et Dumouriez l'admiraient, Carra le montrait dans son journal comme le plus grand guerrier et le plus grand politique de son siècle.—Voir A. Sorel, la Mission de Custine à Brunswick (Revue historique, 1876); Mémoires du baron de Bourgoing, 1re édition, t. I;—Fantômes et Silhouettes, Madame de Custine;—Recueil Feuillet de Conches,—le Comte de Fersen et la Cour de France.
[271] Peu après, Cléry fut autorisé à s'occuper du jeune prince. Voir Louis XVII, par Beauchesne et le Journal de Cléry.
[272] Ce fut en effet l'un des chefs d'accusation formulés contre Madame Élisabeth, l'année suivante.
[273] Le Gouvernement français n'avait plus de relations diplomatiques avec le Saint-Siège. Cependant l'ordre avait été donné d'arborer l'écusson de la République sur la maison du consul de France à Rome. Hugon de Basseville, secrétaire de la législation à Naples, était chargé de la négociation, et le 12 janvier, un officier de marine, de Flotte, apportait un ultimatum. La population romaine, exaspérée par le procès de Louis XVI, s'ameuta, Basseville et de Flotte, qui avaient eu l'imprudence de se promener sur le Corso, furent poursuivis: Basseville fut tué et de Flotte n'échappa qu'à grand'peine. Le baron de Mackau était alors ministre à Naples; voilà pourquoi Mme de Bombelles avait pu croire dans le premier moment que c'était lui qui avait été assassiné.
[274] Voir le tome II de l'Hist. de l'Emigration par M. Ernest Daudet.
[275] Abandonné par ses troupes, Dumouriez avait été contraint, le 5 avril, de se réfugier dans le camp autrichien. Il avait un plan pour restaurer la monarchie, mais non pas suivant les vues des émigrés, ce qui fait que ceux-ci partageaient sur lui les préjugés de Mme de Bombelles. «Eussé-je cent vies, avait dit Dumouriez, que je les donnerais pour mettre un terme aux atrocités des Jacobins, et en eussé-je mille que je les sacrifierais de même pour ne laisser aucun pouvoir étranger ni aucun émigré dicter des lois à ma patrie.» Voir Sybel, Histoire de l'Europe, pendant la Révolution, t. II; A. Sorel, l'Europe et la Révolution française, t. II; Mortimer-Ternaux, Histoire de la Terreur, t. VI, où l'affaire Dumouriez est contée en grands détails; le Journal de Fersen. Voir enfin le dernier ouvrage en date: la Trahison de Dumouriez, par M. Arthur Chuquet.