[286] Le marquis de Soucy, fils de la sous-gouvernante des Enfants de France avait, on se le rappelle, épousé sa cousine, Mlle de Mackau, sœur d'Angélique.

[287] Opinion de Napoléon, Mémoires d'un ministre du Trésor public, t. III.—«Paris n'a plus un crime à commettre, écrivait le cardinal de Bernis. Le dernier ajoute à tous les autres un degré d'horreur et d'infamie inconnu jusqu'à aujourd'hui.»

[288] Le 16 octobre.

[289] Gagné est exagéré, mais Danton avait fait répondre à Mercy que la mort de la Reine n'entrait pas dans ses calculs.

[290] Marie-Antoinette avait reçu, à la Conciergerie, les secours spirituels d'un prêtre non assermenté, l'abbé Magnin, mort curé de Saint-Germain-l'Auxerrois. Le fait a été démontré par M. de la Rocheterie, Revue des questions historiques, janvier 1870. La même question a été traitée dans la même revue par M. Victor Pierre, janvier 1890.

[291] Voir Ferrand,—Éloge de Madame Élisabeth.—Notes de Mme de Bombelles.

[292] Dont un descendant devait écrire plus tard l'histoire du prince de Nassau-Siegen.

[293] Madame Élisabeth fut guillotinée le 10 mai 1794. On sait avec quelle douceur mourut la sainte princesse. Il faut lire, dans le beau livre de M. de Beauchesne, la scène sublime où les compagnes de son martyre vinrent, sur l'initiative de Mme de Crussol, embrasser la princesse et lui demander sa bénédiction. Lire aussi Pages sombres, livre récent où Mme la duchesse de Brissac a raconté cette scène avec émotion.

M. Dassy l'avait aperçue par hasard dans le trajet qu'on lui faisait suivre pour la conduire au supplice. Il fut tellement affecté de cette vision que, rentré chez lui, il répondit à sa femme qui le pressait de s'expliquer sur le changement survenu dans sa personne: «J'ai reçu le coup de la mort; je viens de rencontrer et de reconnaître dans une charrette un ange allant à l'échafaud.»

[294] Éloge de Madame Élisabeth.