[325]: Marin Sanuto, Vite de' duchi, P. Gradenigo. Jean Charles Sivos en donne la liste composée de sept noms, et il l'intitule: «Famiglie che furono fatte del gran consiglio l'anno 1296, 1o maggio, le quali vennero con grandissime richezze dalla città di Ptolemaide e non volsero entrar nel porto di Venezia se prima non erano fatti del gran consiglio e così gli fù concessa la gratia.» (Casade nobili di Venetia, manusc. de la bibliot. de Monsieur, no 62.)
Ces prétentions ne convenaient guères à des fugitifs: il est probable qu'ils n'avaient pu sauver toutes leurs richesses. Où seraient-ils allés s'ils n'étaient pas entrés à Venise? Mais il faut remarquer que cette république avait accueilli avec la même faveur les fugitifs de Constantinople, et qu'elle en usa de même dans la suite pour ceux de Candie.
[326]: Albert Morosini, qui perdit la bataille de Miloria contre la flotte de Gênes, en 1284.
[327]: Nicéphore Gregoras, Hist. bysantine, liv. 13, ch. 2.
[328]: Histoire de la décadence de l'empire romain, par Gibbon, ch. 63.
[329]: Il y a un récit très-détaillé de cette bataille, dans un ouvrage intitulé: Ferreti Vicentini historia rerum in Italiâ gestarum ab anno 1250, ad annum usque 1318. (Rerum italicarum scriptores, tom. IX, p. 987.) Suivant cet historien, les Génois n'avaient que soixante-deux galères, et les Vénitiens 96; mais les premiers furent renforcés vers la fin du combat par treize de leurs vaisseaux qu'ils avaient laissés en arrière. André Dandolo ne fut point fait prisonnier, mais tué dans le combat, en embrassant son pavillon. Quatorze galères vénitiennes se sauvèrent, quatre-vingt-deux tombèrent au pouvoir du vainqueur avec six mille six cent cinquante-quatre hommes.
André Navagier dit positivement: «Il generale della signoria, avanti di giungere a Genova, disperato, non volendo prender cibo, e battendo la testa sopra un banco della galera, si diede la morte.»
[330]: Voyez les additions à la Chronique de Dandolo, tom. II, rapportées dans l'édition de Muratori, d'après un exemplaire manusc. de la bibliot. Ambrosienne.
[331]: Jean Villani, Hist. de Florence, liv. 8, ch. 27.
[332]: «Bellet Justiniani fit pendre tous les Grecs qui furent trouvés sur les vaisseaux, parce que peu auparavant ils avaient, par leur perfidie, fait perdre Constantinople aux Vénitiens. Il saccagea, il brûla tout sur la côte. À l'aspect de la flotte les habitants des rivages se retiraient dans les montagnes. Il revint ensuite vainqueur à Venise apportant quinze mille perperi: c'est une monnaie grecque.»