(Histoire de Venise, de Pierre Justiniani, liv. 3), il faut entendre liv. de perperi, voyez l'Histoire du commerce de Venise, par Marin, tom. III et V, liv. 3, chap. 1.
[333]: M. Simonde Sismondi, dans son Histoire des républiques italiennes du moyen âge, (Ch. 28), reproche fort justement à plusieurs historiens, et notamment à Laugier, d'avoir présenté cette révolution comme l'ouvrage d'un jour. Les écrivains vénitiens ne pouvaient que la louer sans l'approfondir; mais l'abbé Laugier qui avait des lumières, et qui, en sa qualité d'étranger, aurait pu montrer de l'indépendance, aurait dû être plus exact, plus véridique. Il existe une preuve incontestable que la révolution aristocratique n'était pas entièrement consommée même au mois de juin 1310, c'est-à-dire à l'époque où éclata la conjuration de Thiepolo, dont nous parlerons dans le livre suivant; ce sont les sentences du tribunal des quarante, contre les conjurés, sentences que Muratori a imprimées à la suite de la chronique de Dandolo. Les condamnés y sont divisés en deux classes, savoir: les nobles, nobiles qui erant de majori concilia vel esse poterant, et tous ceux qui étaient exclus du grand conseil, reliqui qui non erant de majori concilia nec esse poterant. Voilà la ligne de démarcation bien établie: ce fut la cause de la conjuration; mais ces mots qui esse poterant indiquent qu'il y avait encore une élection annuelle parmi les nobles; donc la loi qui supprima les élections, et y substitua pour toujours le droit de la naissance, est postérieure au mois de juin 1310. Condillac, dans le ch. 4, du liv. 9 de son Histoire moderne, place sous la date de 1289, la nouvelle loi qui investit du pouvoir souverain et perpétuel un certain nombre de familles; c'est une erreur de trente ans, cette révolution ne fut consommée qu'en 1319.
[334]: Machiavel, Histoire de Florence, liv. 1.
[335]: En Suède, en Danemarck, voyez l'Histoire de la dernière révolution de Suède, par Sheridan.
[336]: Le 4 avril 1258, Histoire milanaise, de Bernard Corio, part. II.
[337]: Poi se faceva stare venante a se, mentre sedeva, li baroni tutti, in piedi, ritti, co' le vraccia piegate, e co' li capucci tratti. Deh! come stavano paurosi! (Fortifiocca, Hist. rom., liv. i, ch. 20.)
[338]: Brancaleone.
[339]: 1283.
[340]: Chronique de Sienne, par André Dei, tom. XV, année 1283, et Histoire de Sienne, de Malavolti, part. 2, liv. 3.
[341]: Mémoires historiques de la ville de Pistoia, par Jacq. Marie Fioravanti, ch. 16.