Le bal finissait... Nous rentrâmes.

J'espérais toujours recevoir des nouvelles de Versailles.

Je demandai s'il n'était venu personne...

On me répondit que non. Je me couchai en pleurant.

Le jeudi suivant, je retournai à Mabille avec Marie. Nous cherchâmes Brididi et sa danseuse. Ce fut une des premières femmes que j'aperçus. Elle avait une robe de barége lilas. Ses cheveux étaient mieux peignés; elle me parut moins laide.

Un homme d'un certain âge, avec un chapeau gris, un pantalon blanc, un petit paletot sac, s'arrêta devant elle...

—Ah! bah! dit-il, comme nous sommes requinquées! C'est égal, tu as une figure ingrate! Elle a l'air sauvage; elle ressemble à la reine Pomaré.

Tous ceux qui l'entouraient dirent ensemble:

—Chicard a raison, faut l'appeler Pomaré.

Quand elle se mit à danser, tout le monde l'entoura, et, pour l'encourager, on criait à tue-tête: