Il en retira des robes de soie, du linge, des dentelles, quelques bijoux.
—Ces chiffons-là ne valent rien, dit-il; ce sera pour ma fille.
Ma mère repoussa du pied le présent et les robes. Après avoir rangé son butin, G... repartit sans dire un mot.
Ma mère demeura quelques minutes pensive; puis, me prenant dans ses bras, elle me dit:
—Allons chez Raoul; il m'est venu une idée, qui pourra nous délivrer, pour quelque temps au moins, de la présence odieuse de cet homme.
Elle causa très-longtemps avec Raoul, qui se leva en disant:
—Très-bien, j'ai compris; vous pouvez compter sur moi.
Le lendemain, de grand matin, un homme frappait à notre porte. G... sauta en bas du lit. Comme tous ceux qui ont commis de mauvaises actions, G... avait peur, et vint se cacher dans mon cabinet. Le nouveau venu demanda très-haut:
—Vous êtes madame G...?
—Oui, monsieur.