—Où est votre mari? nous avons besoin de lui parler.

—Il n'y est pas, monsieur; mais, si vous voulez me laissez votre nom, je pourrai lui dire que vous êtes venu.

—Non, répondit l'homme, nous allons attendre en bas qu'il rentre. Il était un de ceux qui ont pillé au château de ***. Avez-vous ici quelque chose provenant de ce vol?

—Non, dit ma mère d'une voix ferme.

—Prenez garde; cacher la vérité, ce serait vous rendre complice. Adieu, madame.

Et il redescendit.

G... sortit du cabinet, la figure décomposée par la peur. S'il avait eu son sang-froid, il se serait demandé comment on n'était pas entré tout de suite dans sa cachette; mais les remords et la peur ne raisonnent pas.

—Oh! Jeanne, ma bonne Jeanne, tu m'as sauvé! dit G..., qui était devenu presque tendre.

—Oui, pour une heure, peut-être; mais les agents vont revenir ici: ils vont faire perquisition. Vous n'avez qu'une seule ressource, c'est de vous sauver la nuit prochaine. Jusque-là, il s'agit de vous cacher. Il y a un grenier sur le carré, mettez-y toutes vos affaires.

G... ne se le fit pas dire deux fois.