Une heure plus tard, il vint cinq hommes qui firent beaucoup de bruit. G..., caché dans son grenier, ne perdit pas un mot de la conversation.

—Votre mari est-il de retour? demanda l'homme qui était venu le matin.

—Non, répondit maman.

—J'en suis bien fâché, madame, mais nous ne pouvons nous en rapporter à vous; il faut que nous voyions par nous-mêmes.

Cela dit, deux hommes entrèrent dans la chambre, dans le cabinet, et firent semblant de fouiller partout.

—Rien, dirent-ils en sortant; mais il ne nous échappera pas; il est vendu par un de ses complices. Quant à vous, madame, nous ne voulons pas vous faire de peine, car nous savons, par M. Raoul, que vous êtes une digne femme et la première victime de ce misérable.

Ils partirent.

G... était plus mort que vif. Ma mère eut toutes les peines du monde à le faire sortir de son grenier.

—Allons, allons, lui dit-elle, vous voyez bien que vous êtes perdu, si vous ne fuyez bien loin. Il ne faut pas perdre de temps. Profitez de ce qu'on ne vous croit pas ici. Vous avez de l'argent, partez.

—Je veux que tu viennes avec moi.