Pour certaines personnes, fumer est un besoin plus impérieux que manger.

Je les avais rendus si heureux, qu'ils me comblèrent de politesses, d'attentions.

Ils poussèrent la complaisance jusqu'à m'apporter de l'eau sucrée et des gâteaux dans la voiture, dont je n'avais pas voulu descendre.

D'abord, ils étaient fort intrigués sur mon compte; puis, m'ayant reconnue pour m'avoir vue à l'Hippodrome, ils furent gais avec moins de retenue. De mon côté, je m'étais assurée que c'étaient des gens comme il faut, et qu'ils resteraient dans les limites convenables.

Ma bonne ronflait plus fort que la locomotive et ne fut pas la moindre cause de notre hilarité; elle tombait obstinément sur son voisin, qui entreprit de la caler avec sa canne et son manteau.

Elle dormait en équilibre avec des soubresauts impossibles à raconter... et nous de rire!

Il faisait un froid atroce.

Comme tous les gens qui n'ont jamais voyagé, j'étais partie corsée, ajustée, comme si j'allais à la noce; aussi, le matin, étais-je pâle, rompue de fatigue.

J'allai à l'hôtel de la Poste, à Bruxelles; je dormis pendant quelques heures, ce qui me remit tout-à-fait.

Après déjeuner, je fis un tour dans la ville. C'est Paris, moins les monuments et les Parisiens.