J'étais brisée de tout ce que je venais d'entendre; d'abord, je n'avais compris qu'une chose: c'est qu'il allait partir.
La dernière phrase me rappela à moi; je me redressai pour leur dire que je ne l'aimais pas pour sa fortune.
Ils me rirent au nez et sortirent en me disant:
—C'est égal, ne lâche pas cela, Céleste.
Je demeurai abasourdie: faire un pas vers lui n'était pas possible, sans m'exposer à lui donner une arrière-pensée.
A mes chagrins commençaient à se joindre de nouveaux embarras.
J'avais déménagé à cause de lui; j'étais installée dans mon nouvel appartement. Pour qu'il s'y plût, j'avais fait des dépenses assez considérables; il ne le savait pas et je ne le lui aurais dit pour rien au monde.
Il partit sans me dire adieu; j'étais désespérée. J'ignorais même son adresse; je savais seulement qu'il s'était retiré dans une terre qu'il voulait garder dans ses partages.
Je retournai chez Frisette; je lui dis:
—Je veux l'oublier; c'est un ingrat. Viens, courons les fêtes et les plaisirs.