Lise eut beau me vanter sa bonté, son amitié pour elle, je ne revins pas sur la première impression; seulement, pour ne pas lui faire de peine, puisqu'elle paraissait avoir des obligations à cet espèce de singe, je le trouvai charmant.

Eulalie était près d'accoucher, elle faisait faire sa layette à Lise qui devait être marraine.

On avait acheté un petit berceau. Camille avait demandé à être parrain. Il était toujours le même; Lise commençait à compter sur lui.

Elle me parla d'un bal où elle devait aller, à Passy, chez des jeunes gens; elle me demanda si j'irais et si je voulais venir la prendre.

Je lui dis que oui, mais que, comme il y avait encore huit jours, si elle changeait d'avis, elle me fît prévenir.

Les huit jours écoulés, n'ayant pas de nouvelles, je fus la voir sur les deux heures.

—Eh bien! viens-tu toujours?

—Mais certainement, me dit-elle. Entre par ici, j'arrange des fleurs pour ma coiffure.

J'entrai dans son cabinet de toilette; il y avait des bougies allumées. Sa sœur était couchée sur un divan: il servait de lit.

—Est-ce que vous êtes malade? lui dis-je en la voyants si pâle.