Je ne supporte cette vie qu’avec l’espoir de te revoir un jour et de conquérir par mon travail de quoi me mettre à même de te faire encore sourire pour un caprice satisfait, pour une joie d’une minute.
Profite de ce temps qui passe si vite.
Si pour quelques joies bien courtes, tu as sacrifié toute ma vie, cette vie aura été employée à acheter pour plus tard les jouissances et le bien-être que je serai si heureux de te donner.
Bonsoir.
J’embrasse ton portrait.
Je viens de terminer ma première journée de travail et je n’en puis plus.
Je vais me coucher et tâcher de dormir; c’est difficile avec le froid qu’il fait pendant les nuits.
Depuis que nous sommes ainsi en plein air, je n’ai que du pain et du thé à manger.
J’ai lavé aujourd’hui une vingtaine de seaux de terre et n’ai pas ramassé pour vingt sous d’or.
L’or n’est pas où nous le cherchons, il est dans le lit du Turon; mais il sera impossible d’y travailler avant un mois à cause des eaux.