Ça ne me fâcha point du tout, parce que j’en avais bien l’air.

Le lendemain, je lui envoyai ma carte et ses cinquante centimes, en lui disant que j’avais été trop heureux de lui être utile, et que si elle aimait la peinture, elle pouvait s’acquitter envers moi en venant visiter mon atelier.

Elle adorait les arts, et l’artiste en profita.

Puis, se retournant de mon côté, et m’adressant la parole pour la première fois, il me dit:

—Si vous avez des courses à faire, je suis à votre disposition.

Je me mis à rire et lui répondis:

—Au même prix, n’est-ce pas?

—Oh! comme vous voudrez, je n’ai pas de tarif, moi. Je suis bon garçon, je prends ce qu’on me donne.

—Eh bien! je vous offre une tasse de thé, demain, chez moi, avec quelques amis.

Il me promit de venir, et me tint parole.