Il est d’une gaieté qui ne tarit jamais.
On le dit très-avare de sa peinture; je trouve qu’il a raison, elle est assez belle pour ça.
Il est très-amusant; quand quelqu’un de laid veut lui faire faire son portrait, il répond:
—Revenez dans un an, je suis trop pressé.
La figure est un livre où il prétend lire, sans jamais se tromper, le caractère des gens.
Il sacrifie les traits à la pensée; ce qu’il refuse aux uns pour de l’argent, il le donne aux autres, pourvu que la physionomie lui convienne.
La mienne lui plut sans doute, car il me proposa de faire un dessin d’après moi, semblable à celui qu’il avait fait de Mme George Sand et de Béranger.
Vous pensez bien que j’acceptai avec reconnaissance.
Ce dessin est probablement la seule chose qui restera de moi, parce qu’il est signé du nom d’un grand artiste!