J’aurais dû rester, mourir là-bas, mais je pensais à vous; vous vous disiez poursuivie et j’espérais arriver à temps pour vous être utile.

Personne n’a le droit de reprendre ce que je vous ai donné quand j’étais riche.

Je mis Robert à peu près au courant de tout ce qui s’était passé pendant son absence.

La rougeur lui monta au front quand il sut ce dont on l’avait accusé.

J’eus beaucoup de peine à calmer son agitation, il refusa de venir demeurer chez moi, dans cet appartement qui lui avait en partie appartenu.

Je compris le sentiment qui le faisait agir; il était trop pauvre pour payer son loyer, et moi, j’avais trop de cœur pour l’éclabousser dans les rues avec les voitures qu’il m’avait données.

Sans le prévenir, j’envoyai tout à l’hôtel des ventes.

Une personne qui avait envie de mon appartement fut agréée par le propriétaire, et me dégagea de mon bail.

Je louai, pour mille francs par an, un appartement au rez-de-chaussée, rue de Navarin.

J’avais un petit jardin pour ma filleule, et ce quartier était assez éloigné du centre élégant pour dépayser Robert de certains voisinages qui auraient pu lui donner des regrets ou le faire souffrir de la vie plus que modeste à laquelle il était condamné désormais.