Il n’y a rien dans la correspondance au point de vue de la fraude, il y a tout au point de vue de la sincérité des actes et de la loyauté que mademoiselle Céleste n’a cessé d’apporter dans les déclarations qu’elle a faites devant la justice.
Nous en avons la ferme conviction, cette correspondance sera le salut de sa cause.
La Cour a les lettres sous les yeux, elle en a bien pénétré le sens. Elle rapprochera les sentiments exprimés des faits et des actes, elle acquerra la preuve irréfragable que le récit que nous avons présenté est vrai et sincère.
Au lieu de s’attacher aux minutes comme le fait M. B..., elle appréciera avec élévation.
Nous en dirons autant de la lettre à laquelle se rattache le nom de M. T. de ***.
Nous avons beau lire et relire cette lettre, nous n’y voyons rien dont on puisse tirer argument contre mademoiselle Céleste.
Le but de la lettre est de prier M. T. de *** de racheter les objets personnels à son frère. La seule allusion faite au procès n’exprime que l’inquiétude bien naturelle chez une femme engagée pour la première fois dans un procès d’où dépend toute sa fortune.
Cette lettre, au surplus, a reçu de M. T. de *** lui-même, sur le sens dans lequel on voulait l’interpréter, un démenti dont les adversaires ont dû comprendre la portée.
Vous prétendez, messieurs, avoir été autorisés à la produire; mais il est constant aujourd’hui que vous ne la possédez que par l’effet d’une surprise, et que, loin de vous avoir encouragés, M. T. de *** repousse non-seulement le sens que vous lui donnez, mais l’usage que vous en faites.
Nous croyons avoir répondu à toutes les objections des adversaires, et il nous paraît inutile d’insister davantage.