Pourquoi aurions-nous dans les arguments de M. B... plus de confiance qu’il ne paraît en avoir lui-même?
En relisant les dernières lignes du Mémoire, nous trouvons les prémisses bien pompeuses et la conclusion bien modeste.
Après avoir crié bien haut que la preuve de la fraude est faite, on se résume à demander une enquête pour tâcher de courir après quelques indices.
C’est toujours le même système.
On a commencé par dire: Si nous pouvions avoir les papiers explorés au Poinsonnet, on y trouverait le démenti des actes. On a eu ces papiers en première instance, et on n’y a rien trouvé.
On s’est rejeté alors sur la correspondance. On a dit et répété: Si nous pouvions avoir la correspondance, elle nous donnerait gain de cause. Cette correspondance, pour vous ôter tout prétexte, nous vous l’avons livrée; vous n’y avez trouvé que la preuve des bons sentiments de mademoiselle Céleste.
Maintenant on a l’air de soupirer après une enquête; si elle avait lieu, elle tournerait certainement à la confusion des adversaires.
La Cour a donc encore plus de raisons pour confirmer le jugement du tribunal de Châteauroux que le tribunal de Châteauroux n’en avait pour le rendre.
Mademoiselle Céleste a fait sa confession dans ce procès.
M. B..., lui, n’a rien confessé. Si quelques actes de sa vie ont été révélés à la justice, ils n’ont été connus que bien malgré lui et par la lecture de pièces et documents judiciaires.