M. B... est non recevable à former tierce opposition au jugement obtenu par mademoiselle Céleste contre M. de ***.

En effet, au moment où l’obligation de mademoiselle Céleste a pris naissance, M. B... n’avait aucun droit. Le titre qui a donné lieu au jugement de mademoiselle Céleste contre M. de *** est du 15 avril 1851.

Or, quel est le titre présenté par M. B...?

C’est une obligation de 46,000 francs en date du 19 juillet 1851.

M. B... a essayé d’établir une confusion: il a prétendu que les fournitures, causes de cette obligation, remontaient à une époque antérieure à 1850.

Cette affirmation est démentie par tous les faits de la cause.

D’abord, l’obligation du 19 juillet 1851 a été précédée d’une autre obligation de 45,000 francs, en date du 18 mai 1850, souscrite par M. de ***, au bénéfice de M. D..., prédécesseur, associé, et plus tard prête-nom de M. B... Cette première obligation porte, au bas de l’obligation même: pour solde de tout compte.

Cette obligation venait elle-même postérieurement à un jugement du tribunal de commerce de la Seine, pour une somme de 15,879 francs 30 cent., auquel jugement M. de *** a acquiescé le 26 janvier 1849.

Il est donc certain, par cette première raison, que les causes de l’obligation du 19 juillet 1851 sont postérieures à 1850.

Nous apportons une nouvelle preuve, c’est une facture signée de M. B..., en date du 13 mars 1851, et portant: pour solde de tout compte, facture remise au Tribunal.