3o Une facture de pianos en date du 10 avril 1850, et deux billets de la même date.
Il n’est pas possible de se mystifier soi-même plus complétement.
Le rôle de madame Bompart, dans la pièce des Deux Anges, n’a pas été créé par mademoiselle Céleste. Il l’a été par mademoiselle Lydie.
Nous rapportons pour attester ce fait un certificat du régisseur des Folies, signé également par le directeur, et une attestation de M. de Saint-Hilaire, auteur des Deux Anges.
Nous rapportons mieux encore; nous rapportons les affiches du 9, du 10 et du 11 avril, où le nom de mademoiselle Céleste ne figure pas, et où figure celui de mademoiselle Lydie.
Comment se fait-il que les adversaires, qui ont rapporté les affiches du 12, aient négligé de se procurer les affiches précédentes?
Que devons-nous accuser? Est-ce leur défaut d’attention? Le tribunal en jugera.
Il n’est pas jusqu’aux notes de l’hôtel de Châteauroux que mademoiselle Céleste n’ait retrouvées.
Il n’est pas besoin de faire remarquer au tribunal que la facture de piano et les billets ne signifient exactement rien dans la cause. La date d’une facture et de billets qui ne sont pas passés dans le commerce n’a rien d’authentique.
En voici la preuve. Mademoiselle Céleste rapporte un certificat de M. Moulé, qui atteste que le piano qu’il a livré le 10 lui avait été commandé quelque temps avant la livraison.