C’est une des choses qui lui ont été le plus pénibles, et elle demande la permission de se servir de la position que les adversaires lui ont faite, en s’emparant de sa correspondance, pour repousser cette accusation, dont les échos ont remonté jusqu’à la cour de Bourges.

Nous choisissons au hasard dans les extraits de cette correspondance.

Voici une lettre de 1850, époque à laquelle mademoiselle Céleste était aux Folies.

«Je viens des Folies, il est dix heures, je trouve une lettre pour toi, je m’empresse de l’envoyer, car il y a dessus pressé. Je vais la faire mettre à la poste de suite. Du courage, il faut sortir de là, il y avait trop de choses entre nous pour que nous pussions être heureux. Il faut que tu penses à ta fortune, à ton avenir. Je souffre déjà, je t’ai déjà bien regretté depuis ce matin. Je t’écrirai tant que tu voudras, mais je le sais, tu touches chaque jour à ta ruine du bout du doigt, il ne faut pas faire ce plaisir à tous ces gens qui sont jaloux de toi, il faut démentir ceux qui disent que tu tires à ta fin. Mais tu me verras toujours. Quand même tu serais marié, je serai ton amie, qui fais des vœux pour ton bonheur.

»Je t’embrasse,

»Céleste.

»Jeudi, dix heures du soir: j’ai fait des démarches aujourd’hui, je vais entrer au Palais-Royal.»

Dans une autre lettre, elle écrivait à M. de ***:

«Mieux vaut une petite réalité que de grandes illusions...

»Je serais heureuse, si tu voulais prendre un bon parti, plutôt que de te laisser aller à la douleur, si, après m’avoir revue, tu voulais faire un petit voyage, te marier...»