Ils prennent sa place, boivent dans son verre le vin qu’il a laissé et payé.

Quand ils sont ivres, ils insultent l’amphitryon.

Cette vie dure quelques mois sans qu’il leur en coûte même une bonne parole.

Ce n’est pas tout, il faut tirer parti de ce temps perdu à rire, à boire.

On écrit un pamphlet, une pièce de vers, un feuilleton, un drame où l’on fait du puritanisme.

Pour connaître les femmes, il faut vivre avec elles, diront-ils. Cela est un faux et mauvais prétexte.

Des hommes d’infiniment d’esprit les jugent et les condamnent sans avoir vécu du produit de leur honteuse existence.

Quand le moraliste est un complice qui me frappe, sûr de l’impunité, et qu’il n’a même pas pour excuse le semblant d’une conversion, cela me révolte.

Je connais un de ces hommes qui vivait aux dépens de ces femmes qu’il accable aujourd’hui; c’est le plus implacable.

Je me rends justice.