—Tiens, s’écria Cartahu, une idée; à nos dernières maîtresses.
Deux ou trois bouteilles d’eau-de-vie furent versées dans un large plat en fer-blanc qui sert à essayer la terre au lavage; on y mit le feu; ce punch horrible de force fut englouti comme de l’eau pure, tant ce monde était au même niveau.
Meurice et Paul seuls ne hurlaient pas.
Meurice râlait dans un coin; Paul était comme abruti, l’œil fixe et un dédaigneux sourire errait sur ses lèvres.
—Je demande la parole pour le Faucheux, reprit Cartahu, en désignant un homme bâti comme une asperge montée. Parle, dit Cartahu, Mobile nous contera quelque chose après.
—J’ai soif, râla Meurice.
—Passez la tisane au sentimental, ajouta Mobile en tendant une tasse pleine de grog, et qu’il étouffe ses soupirs avec sa coqueluche.
—Gentlemen, exclama le Faucheux, voilà plus d’un an que nous piochons ensemble, dormons sous la même tente aussi mal que peu confortablement.
Le magot de la société s’arrondit, l’instant d’une séparation aussi douce que cruelle approche.