—Mais non; je lui donne cent francs par mois.

Paolo devint fort rouge; le mécontentement de M. des Ormes devint plus visible; il allait parler, lorsque Mme des Ormes s'écria avec humeur:

—De grâce, mon cher, pas d'objection. C'est fait; c'est décidé. Laissez-nous déjeuner tranquillement... Voulez-vous une côtelette ou un fricandeau, Monsieur Paolo?

PAOLO

—Côtelette d'abord; fricandeau après, Signora.

Mme des Ormes le servit abondamment, et lui fit donner du vin, du café, de l'eau-de-vie. Quand on eut fini de déjeuner, elle lui demanda d'emmener Christine dans le parc.

M. DES ORMES

—Je vais emmener Christine; il faut bien que ce soit moi qui me charge de la promener ce matin, puisqu'il n'y a personne près d'elle. Viens. Christine.

Il emmena sa fille, la questionna sur Mina, se reprocha cent fois de n'avoir pas surveillé cette méchante bonne et d'avoir livré si longtemps la malheureuse Christine à ses mauvais traitements.

Paolo se rendit ensuite chez M. de Nancé. François fut le premier à remarquer l'air effaré et l'agitation du pauvre Paolo.