FRANÇOIS

Qu'avez-vous donc, cher Monsieur Paolo? Vous Est-il arrivé quelque chose de fâcheux?

PAOLO

—Oui..., non..., zé ne sais pas..., zé ne sais quoi faire.

M. DE NANCÉ

—Qu'y a-t-il donc? Parlez, mon pauvre Paolo. Ne puis-je vous venir en aide.

PAOLO

—Voilà, Signor! C'est la Signora des Ormes. Je donnais une leçon à la Christinetta; bien zentille! bien intelligente! bien bonne! Et voilà la mama qui mé dit..., qui mé demande..., qui me forcé... à garder la Christina, à venir dans le sâteau, à promener, élever, soigner la Christina... Elle sasse la Mina; c'est bien fait; la Mina! qué canailla! qué Fouria!... Mais comment voulez-vous! Quoi pouis-zé faire? Le papa pas content! Ah! zé lé crois bien! Moi Paolo, moi homme, moi médecin, moi maître pour leçons, garder comme bonne oune petite Signora de huit ans! c'est impossible! Et moi comme oune bête, zé dis oui, parce que la povéra Christinetta me regarde avec des yeux... que zé n'ai pou résister. Et pouis me serre les mains; et pouis me remercie tout bas si zoyeusement, que zé n'ai pas le courage de dire non. Et pourtant, c'est impossible. Que faire, caro Signor? Dites, quoi faire?

M. DE NANCÉ

—Dites que vous donnez des leçons pour vivre.