—C'est le départ de ma bonne qui me fait du chagrin mais je suis bien content qu'elle soit avec toi; elle t'aimera; tu seras heureuse, aussi heureuse que j'ai été heureux avec elle.

CHRISTINE

—Mais alors... pourquoi l'as-tu laissée partir de chez toi?

FRANÇOIS

—Pour que tu sois heureuse. Parce que je craignais pour toi une autre Mina.

CHRISTINE, l'embrassant.

—François, mon bon cher François! que tu es bon! Comme je t'aime: Je t'aime plus que personne au monde! Tu es meilleur que tous ceux que je connais! Pauvre François! cela me fait de la peine de te causer du chagrin.

Et Christine se mit à pleurer. Isabelle fit de son mieux pour les consoler tous les deux, et elle y parvint à peu près.

Au bout d'une demi-heure, François fut obligé de s'en aller. Christine demanda à Isabelle de le reconduire jusque chez lui, mais l'heure était trop avancée; il fallait s'habiller et partir pour aller dîner chez Mme de Guilbert.

—Nous nous retrouverons dans deux heures, dit Christine à François; et tu verras aussi ta bonne parce que maman a dit qu'on me remmènerait à neuf heures et que ce serait ma bonne qui viendrait me chercher.