PAOLO, PRIS, S'ÉCHAPPE
Aussitôt après être rentré, M. de Nancé envoya chercher Paolo et le fit mener de suite chez Mme des Ormes, qui l'attendait avec impatience. Dès qu'elle l'aperçut, elle courut à lui.
MADAME DES ORMES
—Arrivez, arrivez vite, mon cher Paolo; j'ai besoin de vous. M. de Nancé vous a-t-il parlé?
PAOLO
—Non, Signora; il m'a seulement dit, avant que z'aie pou descendre de la voiture: «Partez vite, mon cer, «Madame des Ormes vous attend. Et la voiture m'a remmené si vite que z'en avais le vertize, Ce bon M. de Nancé, il a des ceveaux qui courent comme des diavolo.
MADAME DES ORMES
—Bon! c'est très bien! Je pars demain pour Paris; je laisse Christine à M. de Nancé; mon mari a acheté un hôtel charmant, je donnerai des soirées, des bals et j'ai besoin de vous.
PAOLO
—De moi! Oh! Signora! ze ne sais pas danser, voltizer en tournant comme la sarmante Signora des Ormes. Ze ne peux vous servir à rien et z'aime mieux rester avec M. de Nancé.