M. DE NANCÉ
—Qui sait ce qui peut arriver mon ami? Peut-être nous retrouverons-nous bien plus tôt.
CHRISTINE
—Vous m'écrirez bien souvent, n'est-ce pas, mon père? n'est-ce pas François?
FRANÇOIS
—Tous les jours! Un jour mon père, et moi l'autre.
CHRISTINE
—Et moi de même, si on me le permet à ce couvent; on y est peut-être très sévère.
M. DE NANCÉ
—Non, ma fille; la supérieure est une ancienne amie de ma femme; elle est excellente et te donnera toute la liberté possible; c'est pour cette raison que j'ai indiqué ce couvent à ta mère, de peur qu'elle ne te plaçât dans quelque maison inconnue et éloignée. Ici, du moins, tu auras ta tante de Cémiane, qui revient à la fin de l'année, après une absence de six ans.