MAURICE
—Soyez tranquille, nous serons très polis et très aimables.
BERNARD
—François, voici Maurice et Adolphe de Sibran qui veulent faire connaissance avec toi.
François s'approcha de Bernard et tendit la main aux deux Sibran.
«Bonjour, bonjour, mon petit, dirent-ils presque ensemble; vous êtes bien gentil, et je pense que vous savez déjà parler et causer».
François regarda d'un air étonné et ne répondit pas.
—Je ne sais pas votre nom, continua Maurice, mais je le devine sans peine: vous êtes sans doute parent d'un homme charmant qui s'appelait Ésope et qui est très célèbre par une excroissance qu'il avait sur le dos.
—Et sur la poitrine aussi, répondit François en souriant; et vous savez sans doute, messieurs, puisque vous êtes si savants, que son esprit est aussi célèbre que sa bosse; et, sous ce rapport, je vous remercie de la comparaison, très flatteuse pour moi.
Tout le monde se mit à rire; Maurice et son frère rougirent, parurent vexés et voulurent parler, mais Christine s'écria: