Mais tu me verras souvent, mon ami, surtout quand je serai marié; mon nouveau commerce me laissera plus de liberté.»
Jean lui serra la main, tâcha de reprendre sa gaieté, et finit par y réussir.
M. Abel avait été chez l'épicier en sortant du café. Il trouva Jeannot seul dans la boutique, suçant du sucre candi.
M. ABEL.
Viens ici, drôle! D'après les sollicitations de Jean, je t'ai trouvé une place, une bonne place, bien meilleure que tu ne le mérites. Tu iras demain à midi rue de Penthièvre, 28; tu monteras au premier, tu demanderas M. Boissec, le maître d'hôtel de M. le comte de Fufières, et tu lui diras que tu viens de la part de M. Caïn. On t'expliquera le reste là-bas.
JEANNOT.
Merci bien, monsieur; je suis bien reconnaissant.
M. ABEL.
C'est bon, c'est bon. Au reste, ce que j'en fais, ce n'est pas pour toi, c'est pour Jean. Va me chercher Pontois.