Kersac prit la main d'Abel et la serra un peu trop vivement, à l'idée de M. Abel.

«Prenez garde, dit-il; si vous serrez, je serre.

—Et moi je lâche», dit Kersac en reculant d'un pas.

Abel s'en alla en riant et monta chez M. de Grignan. Il ne tarda pas à revenir et dit à Jean en passant:

«Roger va un peu moins mal; il voudrait te voir, et il te demande de lui amener notre ami Kersac dont je lui ai parlé. Au revoir, mes amis. Jean, dis à Simon qu'il vienne me voir à l'hôtel Meurice; nous avons bien des choses à régler pour la noce, et pas de temps à perdre; c'est pour après-demain. Tâchez de venir tous les deux avec lui; nous arrangerons les heures, les moyens de transport, etc.»

M. Abel sortit.

JEAN.

Monsieur Kersac, je vais vous laisser un moment pour aller chez le pauvre petit M. Roger; il voudrait bien vous voir, le pauvre enfant; vous voulez bien que je revienne vous chercher, n'est-il pas vrai? Il a si peu de distraction, le pauvre petit! Et il est si gentil! si doux, si patient! un vrai petit ange.

KERSAC.

Je t'attends, mon ami, je t'attends.»