Lorsque Jean entra chez Roger, sa mère était près de lui. Celui-ci tourna la tête avec effort.
«Et ton ami, M. Kersac? dit-il. Je voudrais bien le voir, si cela ne l'ennuie pas trop.
JEAN.
Je vais vous l'amener, monsieur Roger; il sera bien content de faire connaissance avec vous; il vous aime sans vous connaître.
ROGER.
Il est trop bon. Tous ceux qui m'aiment sont trop bons. Je n'ai rien fait pour qu'on m'aime. Tout le monde se fatigue pour moi, et moi je ne fais rien pour personne.
JEAN.
Rien! vous appelez rien de prier pour nous tous comme vous le faites, cher monsieur Roger?
ROGER.
Quand je serai près du bon Dieu et de la sainte Vierge, je prierai mieux; ici je prie mal parce que je souffre trop. Je serai bien heureux ce jour-là!»