Et Jeannot?...........................

Hélas! pauvre Jeannot, il est loin de mener la vie douce et heureuse de Jean et de ses amis. Mes lecteurs se souviennent de sa dernière conversation au café avec Kersac et Jean. Il continua sa vie de fripon et de mauvais sujet. Un jour, il tomba malade à force de boisson et d'excès. Ses maîtres s'en débarrassèrent, comme font les maîtres insouciants, en l'envoyant à l'hôpital. Pendant sa maladie, M. Boissec dut faire ses affaires lui-même. Il découvrit ainsi les friponneries de Jeannot. Au lieu de s'en accuser en raison du mauvais exemple, des mauvais conseils qu'il lui avait donnés, il s'emporta contre lui, gémit sur les sommes considérables que Jeannot lui avait soustraites, et résolut de l'en punir sévèrement.

A l'hôpital, Jeannot, comparant son abandon à la position si heureuse de Jean, fit quelques réflexions qui auraient porté de bons fruits si Jeannot avait eu plus de foi et de courage.

Mais quand il sortit de l'hôpital, et qu'il se traîna, pâle et faible, chez ses maîtres, Boissec le reçut avec des injures et des menaces.

JEANNOT.

Que me reprochez-vous donc, monsieur Boissec, que vous n'ayez fait vous-même?

M. BOISSEC.

Moi et toi, ce n'est pas la même chose, coquin. J'étais le maître, tu étais mon subordonné. C'est moi qui t'avais formé....