Natasha: «C'est que je le gênerai pour refuser. Pauvre homme! ce sera désagréable pour lui!»
Le Général: «Ce sera sa punition, s'il refuse.»
Natasha, rougissant: «Grand-père, c'est que..., c'est que...»
Le Général: «Quoi donc? Parle, mon enfant.»
Natasha: Grand-père, c'est que... je n'y pensais pas du tout avant que vous m'en eussiez parlé; mais, à présent, s'il refuse, cela me fera de la peine, et j'ai peur qu'il ne le voie; il est si bon! Il consentirait alors, par pitié pour moi, et il serait très malheureux!»
Natasha appuya sa tête sur l'épaule du général et pleura. Au même moment le prince entra.»
Le Général: «Viens, mon ami, mon bon Romane; viens m'aider à consoler ma pauvre Natasha. Tu vois, elle pleure amèrement, là, sur mon épaule, et c'est toi qui la fais pleurer.
—Moi! s'écria Romane en s'avançant précipitamment vers Natasha, en retirent doucement une de ses mains de dessus l'épaule du général. Natasha, ma chère enfant, comment ai-je pu faire couler vos pleurs, moi qui donnerais ma vie pour vous voir heureuse!»
Natasha releva la tête et sourit; son visage était baigné de larmes.
«C'est la faute de grand-père, dit-elle.»