Madame Papofski: «Approchez, enfants, venez baiser les mains de votre oncle, de votre bon oncle, qui est si bon, si courageux, si aimé de vous tous!»

Et, saisissant ses enfants un à un, elle les poussa vers le général, qu'ils abordaient avec terreur; le dernier petit, qu'on venait d'éveiller et de sortir de la berline, se mit à crier, à se débattre.

«Je ne veux pas, s'écriait-il. Il me battra, il me fouettera; je ne veux pas l'embrasser!»

La mère prit l'enfant, lui pinça le bras et lui dit à l'oreille:

«Si tu n'embrasses pas ton oncle, je te fouette jusqu'au sang!»

Le pauvre petit Yvane retint ses sanglots et tendit au général sa joue baignée de larmes. Son grand-oncle le prit dans ses bras, l'embrassa et lui dit en souriant:

«Non, enfant, je ne te battrai pas, je ne te fouetterai pas; qui est-ce qui t'a dit ça?»

Yvane: «C'est maman et Sonushka. Vrai, vous ne me fouetterez pas?»

Le général: «Non, mon ami; au contraire, je te gâterai.»

Yvane: «Alors vous empêcherez maman de me fouetter?»